Comme promis, nous avons rencontré Raymond Livrozet, passionné d'informatique et d'art et qui concilie les deux avec talent et professionnalisme.
Lyon et Sud-Est : Combien de films avez-vous réalisé à ce jour ?
Raymond Livrozet : A ce jour j'ai réalisé vingt films d'environ vingt minutes chacun.
Lyon et Sud-Est : En quelques mots, comment fait-on un film, quelles sont les étapes essentielles, quel matériel utilisez-vous ?
Raymond Livrozet : Mon approche d'un artiste commence toujours par la rencontre avec une oeuvre qui m'interpelle. J'en cherche l'auteur pour lui proposer de le filmer. S'il accepte, je le filme dans son atelier en trois ou quatre séances, soit environ trois heures de prise de vue. Je laisse l'artiste m'emmener où il veut dans son intimité. Le scénario se profile petit à petit.
Lorsque j'estime avoir suffisamment de matière, j'attaque, seul, le montage.
Je trie sévèrement la masse des rushs et y adjoins titres, effets spéciaux, si nécessaire, et inclus des éléments musicaux. Le choix des musiques est très important et j'y consacre beaucoup de temps (ndlr : compter plusieurs mois de travail pour la réalisation d'un film). C'est par la musique que je vais pouvoir faire ressentir au spectateur l'émotion que jai eue moi-même en découvrant le travail de l'artiste.
Concernant le matériel, je travaille sous PC, avec trois logiciels principaux : photoshop pour la retouche d'image, after-effects pour les titrages et les effets spéciaux et première pour le montage proprement dit.
Lyon et Sud-Est : Qu'est-ce qui motive votre choix de fimer tel artiste plutôt que tel autre ?
Raymond Livrozet : Mon objectif est de donner la parole aux artistes, faire découvrir au spectateur l'être humain que j'ai rencontré. J'essaie de faire un film intimiste qui n'a pas la prétention d'être une image exhaustive d'une femme ou d'un homme, c'est un éclairage sur un artiste à un moment donné.
Lyon et sud-est : Vous avez filmé plusieurs artistes exposant au Salon de Lyon et Sud-Est, est-ce le fruit du hasard ? Vous êtes vous fixé une ligne dans vos choix d'artistes ?
Raymond Livrozet : Si un certain nombre de mes films, la moitié, ont été réalisés avec des artistes exposant au Salon de Lyon et Sud-Est c'est certainement dû au fait que je découvre dans ce salon, très riche en individualités, beaucoup d'oeuvres qui me font vibrer.
Je cherche également à proposer mon travail à des artistes moins reconnus.
Lyon et Sud-Est : Un question du bac : faut-il être un artiste pour filmer des artistes ?
Raymond Livrozet : Euh !!!? Je ne me considère pas comme un artiste car je ne crée rien. Tout au plus suis-je un éthnologue sensible à la mise en lumière d'une population en très grand manque de reconnaissance et qui pourtant communique une part de rêve et de poésie à ses contemporains. (ndlr : généralement, ceux qui voient ses films ont plutôt tendance à penser que sa démarche présente de fortes similitudes avec une démarche artistique !).
Lyon et Sud-Est : Vos projets ?
Raymond Livrozet : J'ai actuellement deux films en cours dans la machine.
A suivre, donc...
Les films :




















