Entretien avec Michel Rémy Bez
Salon de Lyon et Sud-Est : Michel, ton expression artistique s'accorde particulièrement avec notre sujet. Ta
démarche artistique est indissociable du projet collectif et tu es impliqué dans nombre de symposiums en région et à l'étranger. Dédouble toi un peu et dis nous ce qu'est un symposium et ce que
cela recouvre ; côté organisateur et côté artiste :
Michel. R. Bez :
D'abord côté artiste car ce sont les réflexions menées entre nous, participants, qui entraînent ma façon de concevoir l'organisation d'un
symposium. Pour l'artiste, donc, un symposium est une occasion de rencontre entre artistes, connus ou non, avec le public, l'enrichissement réciproque, technique ou philosophique. Qu'il dure
quatre, cinq jours ou plus, il doit permettre de réaliser une oeuvre dans des conditions financières normales.
Côté organisateur : je privilégie les conditions d'accueil, de travail et de rémunération. J'essaie de créer un lien amical entre tous, les organisateurs et les artistes, par des repas en commun,
une aide efficace auprès de chaque artiste : matériel, transports...
Salon de Lyon et Sud-Est : Quelles sont les vertus de ce type de manifestation ? Quel en est l'impact aujourd'hui ? Est-ce encore un vecteur
de diffusion et de partage de la création plastique ? Perçois-tu des différences de situation en France et à l'étranger ?
Michel.R.Bez : L'accueil et le lien entre le public et les artistes amènent en général un climat d'échange et de connaissance qui participent
à l'intégration et à la compréhension de la création plastique. La grosse différence que j'ai perçue entre travailler à l'étranger (surtout l'Italie) et travailler en France est la qualité du
public (italien), sa connaissance de l'histoire de l'art, par contre l'accueil est meilleur en France (langage ?)
Salon Lyon et sud-Est : quelle est la manifestation qui t'a le plus marqué en tant
qu'artiste... et en tant qu'organisateur ? Une petite anecdote, un souvenir émouvant ?
Michel.R.Bez : Il ya deux symposiums qui m'ont marqué : le premier en 1991 à Voiron
"sculpture en ville" où j'ai rencontré des artistes qui sont devenus des amis très proches iltaliens et hollandaise avec qui je travaille régulièrement et avec lesquels nous avons monté une
structure européenne "NEFF - Nuove Et Future Form" et celui de 2002 en Italie où nous avons investi 15 chapelles dans le même commune, une expérience inoubliable.
Le plus émouvant est peut-être le moment où à Condrieu, s'aperçevant que l'un des leurs n'était pas au repas tous les sculpteurs participants
sont allés spontanément soutenir et aider le collèque en retard dans son travail.
Michel Rémy Bez investit la spirale du toboggan de Décines
du 7 décembre 2007 au 6 janvier 2008
www.letoboggan.com