Edition 2009
Palais des Expositions de Lyon
18, 20 quai de Bondy
Lyon 5ème arrondissement
Du vendredi 6 novembre au dimanche 29 novembre
(attention les dates ont été modifiées et le salon est prolongé d'une semaine)
Ouvert tous les jours de 14h30 à 19h
(fermé mercredi 11 novembre)
Dimanche de 10h à 13h et de 14h30 à 19h
Entrée 4 euros
Catalogue disponible sur place
Le prix de la revue d'art AZART a été décerné à Francisco SEPULVEDA.
Photo I. Vialle
L'aventure décisive du peintre de la civilisation occidentale a commencé, de toute évidence, le jour où tel
fragment du mur, devenu toile, a prétendu signifier la totalité de l'univers, abolissant le réel pour le reconstruire selon ses normes propres, indice d'une révolte métaphysique antérieurement
insoupçonnée, irruption vertigineuse de la personne solitaire dans l'équilibre communément consenti de la cité. Structure lyrique, la profondeur colorée incarne, au-delà de toute
représentation, une vision du monde, expression d'un homme défini certes par le passé culturel qu'il assume, par sa situation dans un devenir historique irréversible, mais insolite et
solitaire. Aussi croyons-nous qu'il ne s'agit plus de peinture lorsque certains abstraits, prétendant légitimement définir un nouvel espace plastique, réduisent la toile à un succédané du mur,
rêvant d'une harmonie quasi-objective voire mathématique. Peindre consiste à formuler, dans la plénitude et la tension d'une forme personnelle, une aventure intérieure. Abstraits, figuratifs,
la vie même de leurs toiles réside dans la mise en question radicale du monde, l'inquiète recherche d'un sens fondamental des choses, les identifiant lentement à eux-mêmes. "Je pense en formes
et en couleurs" affirmait Braque. Evaristo et Jacques Ravel nous ont quitté cette année. Véritables compagnons de route de notre Salon, se seraient, sans nul doute, reconnus ne serait-ce qu'en
partie dans ces quelques propos.
Jean-Louis Mandon
Photo I.
Vialle
A lire, nos enretiens avec les artistes
Edition 2009
L'aventure décisive du peintre de la civilisation occidentale a commencé, de toute évidence, le jour où tel
fragment du mur, devenu toile, a prétendu signifier la totalité de l'univers, abolissant le réel pour le reconstruire selon ses normes propres, indice d'une révolte métaphysique
antérieurement insoupçonnée, irruption vertigineuse de la personne solitaire dans l'équilibre communément consenti de la cité. Structure lyrique, la profondeur colorée incarne, au-delà de
toute représentation, une vision du monde, expression d'un homme défini certes par le passé culturel qu'il assume, par sa situation dans un devenir historique irréversible, mais insolite
et solitaire. Aussi croyons-nous qu'il ne s'agit plus de peinture lorsque certains abstraits, prétendant légitimement définir un nouvel espace plastique, réduisent la toile à un succédané
du mur, rêvant d'une harmonie quasi-objective voire mathématique. Peindre consiste à formuler, dans la plénitude et la tension d'une forme personnelle, une aventure intérieure. Abstraits,
figuratifs, la vie même de leurs toiles réside dans la mise en question radicale du monde, l'inquiète recherche d'un sens fondamental des choses, les identifiant lentement à eux-mêmes.
"Je pense en formes et en couleurs" affirmait Braque. Evaristo et Jacques Ravel nous ont quitté cette année. Véritables compagnons de route de notre Salon, se seraient, sans nul doute,
reconnus ne serait-ce qu'en partie dans ces quelques propos.
Jean-Louis Mandon
Palais des Expositions de Lyon
18, 20 quai de Bondy
Lyon 5ème arrondissement
Quartier du Vieux Lyon
Métro Terreaux
Du vendredi 6 novembre au dimanche 29 novembre 2009